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CULTURE

Des dynamiques culturelles structurent et transforment les mondes méditerranéens : récits et regards renouvellent les enjeux mémoriels et recomposent les relations entre les deux rives.

À la rencontre d’initiatives et de savoir-faire novateurs, mobilisés pour sauvegarder la culture et le patrimoine et insuffler un dialogue porté vers l’avenir.

En partenariat avec :

le Musée national de l’histoire de l’immigration (MNHI), le MUCEM, l’Institut du monde arabe (IMA), l’Institut français, le Fonds Roberto Cimetta, l’UNESCO, CoPaM, Ancrages, les Grandes Tables.

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Lundi 7 février

 

Tables rondes (salle Sormiou) :

14h15 – 15h30 : Patrimoines méditerranéens menacés : qui s’en occupe ?

Partenaire : Mucem

 

Musiques de tradition orale et œuvres de l’esprit, fonds d’archives numériques et documents historiques, quel état des lieux peut-on faire aujourd’hui de la conservation et de la valorisation du patrimoine immatériel de la rive sud de la Méditerranée, notamment au Maghreb ? Quel(s) rôle(s) peuvent jouer à ce titre les expositions muséales ? Pour en débattre, spécialistes, écrivains et représentants de la société civile sont invités à témoigner de leurs expériences et leurs actions.

Avec l’intervention de Rabâa Ben Achour Abdelkéfi (écrivaine, docteure en Lettres et Civilisation françaises), Fadi El Abdallah (poète, juriste, écrivain, critique musical), Mohamed Kacimi (poète, romancier, dramaturge), Camille Faucourt (conservatrice du patrimoine, responsable du département mobilités et métissages au Mucem)

Modérateur : Tewfik Hakem, journaliste, producteur à France Culture

 

15h45 – 17h : De la petite à la grande histoire : les récits manquants de la colonisation.

Partenaire : Musée national de l’Histoire de l’Immigration (MNHI) 

 

Les récits manquants contemporains sont les récits oubliés de la Grande histoire et notamment ceux des conséquences du fait colonial, mais plus largement ceux issus d’une appartenance au Récit national lorsque la France est un pays d’adoption pour soi ou sa famille. La construction de ces récits qui puisent dans des vies singulières et universelles fait devoir de mémoire mais travaille l’expression de notre pluralité et de notre diversité. Les intervenants porteurs de ces récits, travaillent sur ces narrations, convaincus de l’impérieuse nécessité de faire émerger ces paroles enfouies ou tues pour être en phase avec une société plurielle et faire que les mémoires puissent être partagées collectivement.

Avec l’intervention de Naima Yahi (chercheuse associée à l’université Côte d’Azur), Nedjma Kacimi (autrice), Malik Nejmi (artiste photographe), Mohamed El Khatib (auteur et metteur en scène)

Modératrice : Nadia Henni Moulaï, journaliste

 

17h15 – 18h30 : Les enjeux de la mobilité internationale : la circulation des regards.

Partenaires : Institut du Monde arabe (IMA), IF / Livres des deux rives,

 IF « NAFAS », programme durgence en soutien à la scène artistique libanaise, Fonds Roberto Cimetta

 

Les programmes dédiés à la mobilité internationale sont de puissants leviers professionnels pour les artistes et les opérateurs culturels. Plus encore, ils sont les vecteurs d’un déplacement des représentations et des subjectivités, d’une circulation des images et des récits qui fabriquent d’autres rapports dans l’espace euro-méditerranéen. Ils participent à déplacer les hiérarchies géo-politiques et ouvrent au présent d’autres perspectives de dialogue et de coopération.

Avec l’intervention de Petra Serhal (artiste), Amir Youssef Tadros (artiste – écritures numériques), Nora Bouzida (éditrice), Karim Ben Smaïl (éditeur)

Modératrice : Lynn Tehini, journaliste

 

 

Ateliers (salle Riou 1) :

15h-15h45 : Mémoires et guerre d’Algérie

L’atelier est proposé par des jeunes qui ont commencé à se réunir il y a plus de six mois dans le cadre du travail d’apaisement des mémoires franco-algériennes, impulsé par le rapport remis par Benjamin Stora au Président de la République avec une logique de « petits pas ». Après avoir rédigé des « messages » (www.memoires francoalgeriennes.fr), le groupe poursuit sa réflexion en s’élargissant en toute indépendance.

L’objectif de cet atelier est de partager, avec d’autres jeunes méditerranéens confrontés à des mémoires blessés, notamment dans le contexte de guerres passées, les méthodes, les succès, les doutes et les solutions expérimentées sur le terrain pour les surmonter. Quel rôle les jeunes générations peuvent-elles jouer ?

Animé par Aurélien Sandoz, professeur d’Histoire.

 

Mardi 8 février

 

Tables rondes (salle Sormiou) :

9h30-10h45 : Les patrimoines culinaires contemporains en Méditerranée .

Partenaire : Les grandes tables

 

Les rapports entre les pratiques culinaires contemporaines en Méditerranée et les valeurs de patrimoine mondial décernées par l’Unesco visent à protéger et cultiver les savoir-faire & les savoir-être culinaires. Il s’agit de questionner la démarche institutionnelle, les bénéfices économiques et sociaux ainsi que les risques de folklorisation de cette patrimonialisation. Comment protéger un tel patrimoine tout en le maintenant vivant ? Comment la société civile ou certains groupes sont-ils associés et impliqués dans ce processus ? Quelles alternatives à cette patrimonialisation institutionnelle : par des initiatives locales s’inscrivant dans des réseaux spécifiques (Slow Food, par exemple) ? Quel impact l’inscription de la diète méditerranéenne, inscrite à l’Unesco depuis 2010 ou du couscous depuis 2020 ont-t-elles eues ? Ce régime incarne-t-il toujours un modèle alimentaire pertinent ?

Avec l’intervention de Ouiza Gallèze (responsable pour l’Algérie de l’inscription du couscous au Patrimoine de l’UNESCO. Docteure en philosophie et chercheuse au Centre National de Recherches en Préhistoire, Anthropologie et Histoire -CNRPAH-), Valeria Siniscalchi (directrice d’études à l’EHESS), Sonia Mlayah Hamzaoui (nutritionniste et docteure en sociologie de l’alimentation), Mennat-Allah El Dorry (archéologue, spécialiste de l’histoire de l’alimentation en Egypte), Meryem Cherkaoui (cheffe cuisinière, ambassadrice de la gastronomie marocaine)

Modératrice : Claire Bastier, journaliste

 

11h-12h15 : Regards croisés sur les droits culturels en Méditerranée

Partenaires : Unesco, Copam, Ancrages

 

Inscrits dans l’héritage de l’ensemble des Droits humains, les droits culturels en sont indissociables et intimement liés. Leur prise en compte par les États comme les sociétés civiles s’est progressivement imposée, notamment en Méditerranée où les réseaux d’acteurs prennent pour cadre de référence, les différents textes valorisant les droits culturels et mettant en lumière leurs pratiques. En Méditerranée, carrefour stratégique d’échanges culturels, institutions patrimoniales, chercheurs, artistes et acteurs de la société civile œuvrent pour développer des partenariats et promouvoir des actions en résonance. Les Droits culturels offrent une nouvelle opportunité d’engagement en faveur de la protection (conservation), la transmission et la participation des citoyens. Dans ce cadre, il s’agit moins de déterminer précisément ce qu’est le patrimoine culturel que de poser les libertés individuelles et les droits en termes d’accès et de participation qui s’y rapportent.

Avec l’intervention de Karim Hendili (responsable du bureau Maghreb de l’UNESCO), Sophia Akhmisse, (Présidente de la fondation Ali Zaoua), Samia Chabani (Directrice de l’association Ancrages)

Modératrice : Lynn Tehini, journaliste

 

 

Ateliers (salle Riou 1) :

10h-10h45 : Empreintes coloniales des métropoles méditerranéennes

Organisé par Ancrages et  le laboratoire TELEMMe d’Aix Marseille Université (AMU)

 

Dans le cadre de cet atelier, Ancrages nous invite à porter notre regard sur des pratiques urbaines émergentes qui procèdent de la présence du patrimoine colonial dans des villes de Méditerranée. A partir de trois exemples de projets menés dans les villes d’Alger, Tanger et Marseille, les débats permettront de présenter des expériences de natures différentes (recherche académique, requalification urbaine, défense du cadre de vie et pratiques culturelles). Que révèlent de tels projets du processus de patrimonialisation, mais aussi de la valeur conflictuelle du patrimoine ? Comment s’articulent-ils aux questions de droit à la ville, de défense du cadre de vie ou plus largement à la fabrique urbaine des identités narratives ? Comment les acteurs urbains renouvellent-ils aujourd’hui leur récit respectif à l’aune de ces héritages post-coloniaux ?

Avec la participation de Hicham Bouzid (directeur artistique de Think Tanger), Anys Merhoum (architecte Les Ateliers d’Alger), Céline Regnard (historienne, laboratoire TELEMMe- AMU)

Animé par Samia Chabani (ANCRAGES) et Pierre Sintès (AMU)

 

11h-11h45 : Quel rôle de « l’edutainment » pour accompagner la réussite de la jeunesse méditerranéenne

Organisé par TRACE MEDIA

 

Comment réinventer l’éducation de demain ? Comment accompagner la jeunesse vers des parcours de réussite ?

L’atelier sera l’occasion d’échanger sur les programmes éducatifs innovants avec notamment l’utilisation des codes du divertissement au sein des parcours d’apprentissage ou encore le développement du digital dans le cadre des formations. L’atelier portera également sur la place des rôles modèles dans les programmes d’éducation pour la jeunesse. Plusieurs intervenants experts partageront leurs expériences et leurs visions en donnant des exemples concrets d’innovation pédagogique. Atelier modéré par Camille Agon, directrice de Trace Académia

Avec la participation de Naïm Zriouel (DGA SYNERGIE FAMILY), Charles Houdard (chargé de projet au Campus de l’AFD)

Animé par Camille Agon (TRACE ACADEMIA)

 

12h-12h45 : Vers une mobilité artistique et culturelle, durable et équitable : quels enjeux aujourd’hui dans l’espace méditerranéen ?

Organisé par le Fonds Roberto Cimetta, en partenariat avec On the Move.

 

Avec l’intervention de Marie Le Sourd, secrétaire générale d’On the Move ; Fanny Bouquerel, responsable du développement du Fonds Roberto Cimetta ; Selim Ben Safia, chorégraphe et directeur artistique d’Al Badil en Tunisie et Myriam Amroun curatrice et opératrice culturelle.

Avec la participation de Selim Ben Safia (chorégraphe et directeur artistique d’Al Badil en Tunisie), Myriam Amroun (curatrice et opératrice culturelle, Alger)

Animé par Marie Le Sourd (ON THE MOVE), Fanny Bouquerel (FONDS ROBERTO CIMETTA)

 

14h-14h45 : La formation dans le domaine de la restauration

Organisé par les grandes Tables

 

Atelier participatif qui portera sur la formation dans le secteur de la restauration, de part et d’autre de la Méditerranée. Cet atelier sera l’occasion de poser les fondations de futurs projets de coopération autour de la cuisine méditerranéenne et de son enseignement.

Avec la participation de Ana Paula Pais (directrice de la formation de « Turismo de Portugal » Ministère de l’économie. Présidente Association Européenne des Ecoles d’Hôtellerie et de Tourisme (AEHT); Lotfi Abdellatif Mekouar (doyen de l’Ecole Supérieure d’Hôtellerie d’Alger et d’Oran, consultant auprès de l’Ecole hôtelière de Lausanne dont il est le représentant pour l’Afrique) ; Amine Mansour (chef du Novotel d’Alger); Fatema Hal (cheffe cuisinière, ambassadrice de la cuisine marocaine), Didier LEDER (Proviseur Lycée Hôtelier de Marseille)

Animé par Claire Bastier (journaliste), Christophe Gargot (directeur régional des relations européennes, internationales et la coopération (PACA)

 

15h-15h45 : Fabrication des récits autour des mémoires de la Guerre d’Algérie

Organisé par l’Agence du service civique 

 

60 ans après la fin de la guerre d’Algérie et l’indépendance du pays, sommes-nous parvenus à un moment où le rapport à cette histoire peut être plus distancié, moins douloureux? La réflexion portera sur la manière dont la création audiovisuelle soutient la transmission de la mémoire intime des événements et permet de faire entendre les différentes mémoires. On se demandera également comment cette transmission va infuser et s’inscrire dans la société française contemporaine.

Avec la participation de Dorothée Myriam Kellou (journaliste et réalisatrice radiophonique) et Justine CD Perez (journaliste indépendante, co-autrice et productrice du podcast Sauce Algérienne)

Animé par Béatrice Angrand, présidente de l’Agence du service civique